Récemment, De Standaard a affirmé que le dernier vainqueur du Prix Nobel de littérature, Han Kang, a remporté ce prix grâce à des erreurs de traduction. En 2016, il a été révélé que la traduction de son roman, The Vegetarian, pour lequel elle a reçu le prix international Booker, contenait de nombreuses « erreurs de traduction, omissions et embellissements ». Pourtant, ces erreurs de traduction n’ont en rien entravé le succès planétaire du roman. Bien au contraire, écrit Francis Mus, auteur de la tribune.
Tous les jours, les experts linguistiques d’Untranslate se demandent quand une traduction est-elle considérée comme bonne ou mauvaise. Évidemment, une traduction remplie de fautes d’orthographe, de frappe ou encore de grammaire n’est pas une bonne traduction. Cependant, une traduction sans aucune erreur constitue-t-elle nécessairement une bonne traduction ? Partez avec nous à la recherche d’une réponse à cette question dans cet article de blog.
Toute « erreur » est-elle forcément mauvaise ?
Généralement, les traductions sont jugées selon deux critères : la qualité de la langue cible et à quel point la traduction reste fidèle au texte source en respectant son contenu. Nous pouvons juger le premier critère comme largement objectif en vérifiant les erreurs d’orthographe, de grammaire et les fautes de frappe présentes dans le texte. Le deuxième est, souvent, moins explicite.
D’un côté, les traductions sont des dérivés d’un texte source. De l’autre, elles constituent des textes à part entière qui disposent de leurs propres codes dans la culture cible. Chaque culture possède différentes nuances et sensibilités. Prendre en compte cette particularité sans compromettre le message original fait partie intégrante du travail du traducteur. Dans ce cas, les adaptations culturelles opérées par un traducteur afin de rendre son texte plus accessible au public cible sont-elles une mauvaise chose ? Et quid d’une traduction qui s’accroche obstinément au texte source et qui ignore les nuances culturelles ?
Skopos : cible et public
La théorie du Skopos de Vermeer et Reiß met davantage l’accent sur le rôle des traductions en tant que textes indépendants, qui fonctionnent selon leurs propres règles dans la culture cible, ce qui paraît cohérent. Hormis quelques rares exceptions, le texte source n’est généralement pas accessible au public cible. Donc, pour eux, la traduction est le seul texte à leur disposition. Par conséquent, selon la théorie du Skopos, c’est l’objectif de la traduction qui détermine les méthodes et choix de traduction.
Prenons le roman de Han Kang comme exemple. D’après Charse Yun, enseignant en traduction américano-coréen, les narrateurs passifs, caractéristiques des fictions coréennes, séduisent moins les lecteurs occidentaux. C’est la raison pour laquelle le traducteur anglais a choisi de rendre l’intrigue « nettement plus dynamique ». Bien que nécessaires, ces adaptations sont-elles donc fausses ? Ou sont-elles simplement indispensables à la bonne réception du roman en Occident ?
Définition d’une bonne traduction
Au début de cet article, nous vous invitions à partir avec nous à la recherche d’une réponse à une question essentielle : une traduction exempte de fautes d’orthographe, de frappe et de grammaire est-elle nécessairement une bonne traduction ? Par la suite, nous avons tenté de démontrer que la réponse à cette question est négative. Mais cela ne répond pas pour autant à la question suivante : quand une traduction est-elle considérée comme bonne ? Malheureusement, il n’existe pas de définition à proprement parler. Vrai ou faux est un jugement objectif, bon ou mauvais ne l’est pas. En conséquence, les traductions correctes sont plus fréquentes que les bonnes traductions. Il n’est possible de répondre à la question de savoir quand une traduction est bonne que par le biais d’autres questions :
- Quel est le message transmis par le texte source ?
- Le texte cible est-il destiné à transmettre ce message de la même manière ?
- Quelles sont les attentes du public cible concernant le texte cible ?
- Ces attentes doivent-elles être satisfaites, ou non ?
- Quel est l’objectif du texte cible ?
- Comment cet objectif peut-il être atteint ?
- …
Ce sont ces questions auxquelles nous, en tant qu’experts linguistiques, essayons de répondre avant de se plonger dans une traduction. Ensuite, nous analysons la meilleure stratégie à adopter pour atteindre le résultat escompté de la manière la plus efficace possible : une traduction qui reflète le message et l’objectif du texte source, sans qu’elle ne soit perçue comme telle.
Un – translate
La mission d’Untranslate consiste à vous accompagner dans l’organisation de votre communication multilingue, afin que votre public cible n’ait jamais l’impression de lire une traduction. D’où le nom Untranslate : se débarasser des préjugés associés à la traduction dans un texte cible. Comment menons-nous à bien cette mission ? Grâce à des spécialistes des langues au talent indéniable, parfaitement à l’aise avec les langues source et cible, produisant ainsi des traductions qui paraissent comme des versions originales. En investissant dans une traduction professionnelle et de haute qualité, vous pouvez communiquer aisément avec vos clients dans leur propre langue, favorisant ainsi leur satisfaction et fidélité. Une stratégie gagnant-gagnant, si vous voulez notre avis.
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